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dimanche 9 décembre 2007

Le Comité Colbert lance une offensive de charme à Moscou


Par Nadejda Ouzounova, RIA Novosti

La capitale russe n'a pas connu, semble-t-il, d'invasion française aussi importante depuis l'époque de Napoléon. Une délégation plus que représentative du Comité Colbert a débarqué à Moscou début décembre.

Peu de gens savent de quoi s'occupe ce comité, mais personne ne peut rester indifférent en entendant les noms de Chanel, Christian Dior, Louis Vuitton, Lancôme ou encore Ritz. Rien qu'à prononcer ces mots, l'air semble se remplir de l'odeur d'un bon parfum, on imagine le scintillement de bijoux exquis et le froufrou de robes merveilleuses.

Le Comité Colbert est une sorte d'état-major général du luxe qui rassemble aujourd'hui 70 maisons de renommée mondiale. 50 présidents du Comité Colbert se sont réunis à Moscou les 3 et 4 décembre 2007 à l'occasion de la première visite officielle du comité dans la capitale russe, qui constituait en fait une mission de reconnaissance avant une offensive programmée.

Le marché russe du luxe s'accroît à des rythmes vertigineux (+60% en 2006). Les maisons françaises du luxe ont multiplié en 2007 ouvertures de boutiques, expositions et autres manifestations en Russie. Le Comité Colbert y a tenu son Assemblée générale pour la première fois de son histoire. La réunion avait pour objectif notamment de "démontrer le caractère stratégique du marché russe pour le luxe français". Nombre de maisons présentes à ce forum ont été en leur temps fournisseurs officiels de la cour impériale russe, et elles ne cessent de le souligner. L'assemblée de décembre était notamment appelée à faire revenir la Russie dans la sphère d'intérêts de l'industrie du luxe française.

Beaucoup de choses ont changé depuis le XIXe siècle, mais on ne peut pas dire que le client russe soit devenu moins intéressant, a indiqué à RIA Novosti Elisabeth Ponsolle des Portes (propos retraduits du russe), Déléguée générale du Comité Colbert. Après une courte période d'adaptation, les consommateurs russes de produits de luxe sont devenus plus exigeants, ils ne se contentent plus d'un prix élevé, d'un nom connu ou d'une grande quantité de dorure. Ces derniers temps, les articles d'auteur faits sur commande ont gagné en popularité en Russie, a-t-elle noté. Le marché russe est d'autant plus attrayant pour les "artisans de luxe" qu'il ne nécessite pas une approche particulière, les consommateurs russes étant des Européens sur le plan culturel. Par conséquent, pas besoin d'élaborer des stratégies marketing particulières, comme c'est habituellement le cas en Asie. Par exemple, il a été problématique de vendre en Chine de l'argenterie et des services en porcelaine, les Chinois étant habitués à manger avec des baguettes et à utiliser des bols.

La popularisation de l'art de vivre français a été l'un des éléments du programme de la visite, à côté de la promotion des marchandises françaises sur le marché russe. La création même du Comité Colbert avait pour objectif de proposer au client une idée, une philosophie et un mode de vie accompagnant un article de luxe. Une maison incapable de réunir tous ces éléments ne pourra jamais faire partie du Comité Colbert, qui compte parmi ses membres associés des institutions telles que la Comédie-Française, la Sorbonne et le musée du Louvre.

La popularisation des valeurs culturelles françaises est devenue le onzième "métier" après les dix principaux que représentent les maisons membres du comité (Argent et Bronze, Couture et Mode, Cristal, Cuir, Edition et Décoration, Faïence et Porcelaine, Hôtellerie et Gastronomie, Or et Matières Précieuses, Parfum, et Vigne). L'élite économique française affirme depuis des siècles que l'influence culturelle devrait avec le temps se transformer en influence politique.

C'est justement Jean-Baptiste Colbert, le fameux ministre de Louis XIV dont le nom a été donné au comité, qui formula cette idée. C'est lui qui promut les exportations d'articles de luxe français et jeta les bases de leur inébranlable réputation. Il accorda en outre une grande attention au développement de l'influence culturelle française sur la scène internationale, c'est notamment à cette époque que fut créée la Comédie-Française. Une telle politique sauva plusieurs fois la France dans des situations historiques difficiles: même dans des époques d'altération de la réputation politique du pays, l'importance internationale de ses valeurs culturelles est toujours restée incontestable.

Le Comité Colbert se consacre également au soutien des arts et de la culture. La Russie a su devenir un grand partenaire de la France en la matière, estime Mme Ponsolle des Portes. Selon elle, les Ballets russes de Serge de Diaghilev continuent jusqu'à présent d'influencer les créateurs contemporains.

Cette année, le comité sponsorise le Festival des Nuits de Décembre organisé tous les ans par le Musée des beaux-arts Pouchkine de Moscou.

Le retour sur le marché russe constitue un événement marquant pour les producteurs français et exercera sans doute une grande influence sur les relations franco-russes dans plusieurs domaines, soulignent les responsables du Comité Colbert.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

samedi 24 novembre 2007

Chemins de fer: le Moscou-Paris retrouve son train de vie


Par Nadejda Ouzounova, RIA Novosti.

"50 heures de voyage - et vous voilà à Paris!" Ce slogan publicitaire peut sembler étrange lorsque que tout le monde sait que le trajet en avion entre Moscou et la capitale de la France ne prend pas plus de trois heures. Où est donc le hic?

Tout d'abord, dans un XXIe siècle hyperdynamique, les gens n'ont pas toujours la possibilité d'atteindre tel ou tel endroit en "vieille Europe" par des voies terrestres. Mais à présent, ces endroits "inaccessibles" sont toujours moins nombreux. La liaison ferroviaire directe entre Moscou et Paris va reprendre treize ans après sa suspension. A partir du 11 décembre 2007, le "wagon parisien" sera attelé au train Moscou-Berlin, puis à Berlin, à un train allemand allant jusqu'à Paris, a expliqué Mikhaïl Akoulov, vice-président de la société des Chemins de fer de Russie (RZD), lors de la récente présentation de cet itinéraire renouvelé.

Ce n'est pas un hasard si Berlin a été choisi comme lieu où s'effectuera cet attelage. Des recherches spécifiques ont permis d'établir que l'infrastructure ferroviaire berlinoise convenait on ne peut mieux pour une telle manoeuvre. En outre, les voyageurs auront de quoi s'occuper dans la capitale allemande pendant les douze heures d'attente, avant de poursuivre leur trajet.

Le nouveau wagon de fabrication allemande, adapté aux voies ferrées européennes, peint en blanc, bleu et rouge (couleurs du drapeau national russe), est aussi agréable à l'intérieur qu'à l'extérieur. Un décor et des draps dans les tons pastel, un service à thé au logo de RZD au lieu des verres habituels des trains russes, brochures et journaux en deux langues et même un lecteur vidéo (sur commande), voilà un bel environnement pour un voyage dans un style rétro et une atmosphère détendue.

Effectivement, "rétro" est le terme caractéristique le plus approprié pour définir cet itinéraire. Convenez que cela reviendrait trop cher de perdre deux jours de route alors que le temps est une chose si précieuse dans le monde contemporain. Cependant, il existe tout de même des circonstances où deux jours représentent peu de temps, d'autant qu'il s'agit ici d'un voyage qui s'effectue dans l'attente d'une merveilleuse rencontre avec Paris (ou bien avec Moscou), avec comme bonus une journée entière de promenade dans Berlin. Ce genre de voyage est donc plutôt à conseiller aux touristes ou aux jeunes mariés.

Ceci a d'ailleurs été confirmé par des représentants de RZD. RZD Tour, filiale de la compagnie nationale, a élaboré plusieurs programmes touristiques dans Berlin, Paris et Moscou (pour les voyageurs européens). La reprise de l'itinéraire légendaire est donc une action plus culturelle qu'économique. Les cheminots eux-mêmes (tant russes que français) y attachent une importance particulière, considérant leur activité comme étant une partie du processus général (et positif) de rapprochement entre les deux pays. Car les employés des chemins de fer s'occupent à nouer des contacts directs, au sens propre.

A notre époque mercantile, il semble peu probable que quelqu'un s'engage à utiliser de nouveau le train entre Moscou et Paris s'il n'y voit aucun avantage commercial. Or, les responsables de RZD insistent sur le fait que la volonté d'établir un lien supplémentaire entre les deux pays était l'un des principaux motifs de cette réalisation. Selon toute vraisemblance, les partenaires européens ont apprécié cette initiative et le grand travail de préparation sur le plan international a été mis en oeuvre deux fois plus rapidement que d'habitude, selon les responsables de RZD. Ceci a été assez difficile à réaliser, étant donné qu'outre Paris et Moscou, l'opération a concerné les cheminots allemands, polonais et biélorusses.

Il s'est alors avéré que même l'ajout d'un seul wagon supplémentaire, un changement apparemment insignifiant, était susceptible de perturber le fonctionnement du mécanisme exemplaire du trafic ferroviaire européen. D'habitude, le train de voyageurs en Europe se compose de douze wagons. Le wagon russe devrait donc être le treizième, ce qui faisait involontairement penser à un mauvais présage. Et pour cause, car la longueur des quais de la gare du Nord de Paris est équivalente à celle de douze wagons. Les spécialistes ont même évoqué la possibilité d'une reconstruction totale et d'un rallongement du quai, mais dans ce cas-là, on aurait du attendre l'inauguration de l'itinéraire encore dix ans. Ce sont les cheminots allemands qui sont alors venus au secours de leurs collègues russes et français, en sacrifiant leur douzième wagon dans le train Berlin-Paris, pour laisser la place au wagon moscovite. La gare du Nord a ainsi été préservée d'une reconstruction imprévue et par conséquent, le premier trajet sans correspondance Moscou-Paris aura lieu comme prévu.

Il est à noter que l'atmosphère de la reprise de la liaison ferroviaire directe entre les capitales russe et française a été dès le début imprégnée d'un certain romantisme. Il serait injuste de passer sous silence la participation aux négociations appropriées de l'actrice française Consuelo de Haviland, ou Doussia Kostolevskaïa, comme elle se nomme elle-même, étant l'épouse du célèbre acteur russe Igor Kostolevski. C'est elle qui a eu l'idée de reprendre cette liaison ferroviaire, interrompue en 1994 en raison de la situation financière difficile dans laquelle se trouvaient à l'époque les cheminots russes.

A ce propos, Paris n'est pas la seule ville avec laquelle la Russie reprend des liaisons ferroviaires directes. En Allemagne, c'est Munich qui vient allonger la liste des villes où l'on peut se rendre directement en train depuis Moscou (à partir du 7 décembre). S'y ajoutent également Amsterdam aux Pays-Bas et Bâle en Suisse. Parmi les pays d'Europe, seules la Grande-Bretagne, la Suède et la Norvège ne possèdent pas encore de liaison ferroviaire directe avec la Russie.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

lundi 19 novembre 2007

Les Russes ont définitivement adopté le Beaujolais nouveau

Par Anastassia Elaïeva, RIA Novosti.

La fête du Beaujolais nouveau a été largement célébrée à Moscou.

Des restaurants français ont activement invité les Moscovites à déguster le millésime 2007 de ce vin bien connu. Edouard Bogdanov a été parmi ceux qui ont accepté cette invitation. Il a pu découvrir à la "Crêperie de Paris" au centre de Moscou les notes framboisées du Beaujolais nouveau 2007.

"C'est la première fois que je goûte du Beaujolais", avoue Edouard. Et c'est la raison pour laquelle de plus en plus de Moscovites s'intéressent à la fête du Beaujolais nouveau, affirme Maria Komarova, directeur adjoint du réseau commercial Crêperie de Paris. Pour nos clients, il s'agit justement d'élargir leurs horizons, poursuit-elle. Les gens veulent essayer quelque chose de nouveau et d'intéressant, explique Mme Komarova.

Ceux qui préfèrent le faire en famille ou entre amis trouveront des bouteilles de Beaujolais nouveau dans pratiquement tous les magasins d'alimentation de Moscou.

Les viticulteurs français envisagent d'acheminer au total à Moscou quelque 200.000 bouteilles de Beaujolais nouveau. L'année dernière, la Russie a été le neuvième importateur de Beaujolais (182.000 bouteilles), très loin, bien entendu, derrière le Japon avec ses 11.500.000 bouteilles, mais restant tout de même parmi les clients les plus importants des vignerons du Rhône.

Cette année, la fête du Beaujolais nouveau a été organisée à Moscou avec le concours de la préfecture de l'Arrondissement central de la capitale russe. Des représentants de l'Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais et de l'ambassade de France ont assisté à l'inauguration de la fête.

"On sent bien que c'est un vin jeune, car son goût n'est pas encore stable", raconte Edouard Bogdanov. "Mais ce vin est une personnification de la jeunesse, ce qui est toujours merveilleux", ajoute-t-il. Il boit son premier verre en l'honneur de la France, le pays qui a offert ce vin au monde et qu'il rêve de visiter.

La politique marketing des distributeurs de Beaujolais nouveau peut de plein droit être qualifiée de géniale: un vin modeste et aigrelet s'est fait une place de choix dans le peloton de tête des vins de France les plus exportés. L'attirance des Russes pour ce vin s'explique principalement par leur intérêt pour la France et leur amour des nouvelles fêtes.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

vendredi 16 novembre 2007

2010: Année de la Russie en France et Année de la France en Russie


PARIS, 16 novembre - RIA Novosti. Les premiers ministres russe et français Viktor Zoubkov et François Fillon se sont entendus sur la tenue en 2010 de l'Année de la Russie en France et de l'Année de la France en Russie, rapporte vendredi le correspondant de RIA Novosti sur place.

Ils ont signé un document approprié vendredi à Paris à l'issue de la 12e réunion de la commission russo-française sur la coopération bilatérale au niveau des chefs de gouvernement.

Par ailleurs, un mémorandum sur la coopération russo-française dans le domaine de la santé et de l'assurance sociale a été signé. Côté russe, ce document a été paraphé par l'ambassadeur de la Fédération de Russie en France Alexandre Avdeïev.

Un accord sur une ligne de crédit a aussi été conclu entre la Vnesheconombank (VEB) et BNP Paribas. Côté russe, ce document a été signé par le président de la VEB Vladimir Dmitriev. La poste russe, Pochta Rossii, et la Banque postale de France ont passé un accord sur l'échange de mandats postaux par le biais du système financier de l'Union postale universelle (UPU). Côté russe, le document a été signé par le directeur général part intérim de Pochta Rossii Andreï Konovalov.

lundi 12 novembre 2007

Beigbeder vs Houellebecq: de la vodka pour éveiller les débats


Les deux poids lourds français de la littérature se sont croisés à Moscou sous les feux de la rampe

Une foule nombreuse devant la porte du centre d'art contemporain Winzavod, plus de deux cents journalistes accrédités, une dizaine de caméras et l'ambassadeur de France dans la salle. Voilà un contexte à la hauteur des "débats" organisés à Moscou entre les "enfants terribles" de la littérature française Frédéric Beigbeder et Michel Houellebecq par le groupe d'édition Atticus.

Le premier est arrivé en Russie pour présenter son dernier livre, "Au secours pardon", paru en russe chez Inostranka (l'un des organisateurs des débats) et l'autre, pour présenter son film "La possibilité d'une île".

Il était difficile de s'attendre à de quelconques révélations lors de cette réunion (pourtant très attendue du public moscovite), seul un mélange piquant entre l'allégresse d'un Beigbeder et la mélancolie paisible d'un Houellebecq étaient à prévoir. Et c'est ce qu'on a trouvé, en effet, à Winzavod.

Arrivé avec trois quarts d'heure de retard et pas trop allègre au premier abord, "Beig" a rapidement commandé de la vodka. Une fois la bouteille apparue sur la table, la conversation s'est animée. Utilisant des verres à vin, les deux vedettes de la littérature contemporaine ont fini la bouteille au bout de deux heures et ce, sans avaler aucun zakouski, devant une assistance médusée. Résultat, cet "entretien entre amis" a été loin de ressembler à des débats, les thèmes annoncés au programme (qui auraient dû mettre en valeur certains avis opposés des deux auteurs) n'ayant été effleurés qu'à la fin de la manifestation, à la demande de plusieurs spectateurs qui ont eu la possibilité de poser quelques questions au micro.

Le reste du temps, les interlocuteurs (sans trop d'enthousiasme d'ailleurs) ont répondu aux questions que lisait à haute voix l'animateur de la réunion, Sergueï Parkhomenko, éditeur des deux auteurs en Russie. Ayant entendu la question "Avez-vous jamais regardé un fleuve?", griffonnée au verso d'une addition où figuraient notamment des yaourts, Beigbeder s'est souvenu de la Neva couverte de neige en hiver, la comparant à un fleuve de yaourt. Puis il a levé son verre de vodka pour affirmer: "Voilà mon fleuve préféré". Il n'a pas cessé, par ailleurs, de poser devant photographes et cameramen avec sa bouteille de vodka dans la main.

"Tout est de la faute de la pub" ont en outre affirmé les deux "adversaires", faisant preuve d'unanimité, une fois de plus. La publicité éveille le sentiment de frustration qui est à l'origine de nombreux crimes, notamment des désordres à Paris il y a deux ans, pense Frédéric. Michel, pour sa part, s'est souvenu d'une de ses lectrices qui lui confiait dans un e-mail que se trouvant trop laide, elle entendait se suicider et réfléchissait à la meilleure façon de le faire, de sorte qu'elle puisse tuer un maximum de personnes avec elle.

Expliquant pourquoi il avait choisi la Russie comme lieu de l'action de son dernier roman, Beigbeder a avoué avec sincérité qu'ayant compris qu'on l'aimait en Russie, il avait eu envie d'y revenir plus souvent.

Interrogés en outre sur la raison pour laquelle Cécilia Sarkozy avait quitté son mari, sur leur vision de la Russie ou encore sur leur pessimisme, les deux hommes de lettres ne se sont pas une seule fois fortement contredits... Même sans aucune révélation, les "débats" ont cependant beaucoup amusé l'assistance.

Bien qu'ayant tous les deux une vision toujours pessimiste de la vie humaine, Beigbeder le jovial et Houellebecq le modeste ont su toutefois présenter un beau spectacle comique qui a diverti le public moscovite, toujours heureux de les recevoir en Russie.

Par Alexandre Pozdniakov et Anastassia Verbitskaïa, RIA Novosti.

samedi 10 novembre 2007

Du vin français à la russe


Par Anastassia Elaïeva, RIA Novosti.

La Russie tend à consommer de plus en plus de vins de luxe, constate IWSR (International Wine and Spirit Record). La demande de vins de bonne qualité (plus de 7 euros la bouteille) a bondi de 161,33% entre 2000 et 2005.

Une classe de consommateurs optant pour des produits de haute qualité est en train de se développer en Russie. C'est à elle que s'adresse la compagnie Château le Grand Vostock, premier établissement vinicole russe en cycle complet, créé avec le concours de spécialistes français et placé sous leur contrôle.

La construction d'un château sur les terres d'un ancien sovkhoze situé dans le sud du territoire de Krasnodar a commencé en mai 2003. N'ayant pas trouvé d'équivalent adéquat dans la langue russe, les dirigeants du projet ont décidé de conserver le terme français de "château" pour désigner le site, explique Elena Denissova, directrice financière de Château le Grand Vostock.

Afin d'assurer une qualité exclusive aux vins, les auteurs du projet ont invité en Russie le Français Franck Duseigneur, spécialiste de la viticulture et du vin, à présent directeur général de la compagnie. Lui et ses collègues français, dont sa femme Gaël Brullon, vivent sur le site afin de pouvoir surveiller en permanence l'ensemble du processus, de la culture de la vigne à la mise en bouteille.

Pour les jeunes Français, qui n'avaient que 27 ans en 2003, c'était une belle occasion de participer à un projet extraordinaire et de réaliser leur souhait de découvrir un nouveau terroir, ainsi que la culture russe qui leur était jusqu'alors inconnue, raconte le viticulteur en chef de l'entreprise. C'est l'adoption du terme de "château", supposant à la fois la gestion des vignes et de l'entreprise vinicole, qui constitue le principal élément novateur du projet, selon lui.

Les Français aiment la vigne et la chérissent comme un enfant. Or, toute une série de procédés techniques proposés par les spécialistes de France ont été mal accueillis au premier abord par les employés russes qui n'arrivaient pas à percevoir le sens des innovations françaises et allaient même jusqu'à organiser des grèves, soupçonnant le viticulteur de vouloir diminuer les vendanges. Ils ne comprenaient pas par exemple pourquoi ils devaient attendre le froid pour cueillir le raisin. Mais le résultat les a entièrement convaincus.

En juillet 2004, la première dégustation du vin de ce château a eu lieu à Moscou, rassemblant oenologues et journalistes experts en la matière. Personne ne pouvait croire à l'existence d'un vin premium en Russie, poursuit Elena Denissova. Le deuxième élément suscitant une certaine méfiance était la remise en question de la stabilité de l'entreprise.

Le principal problème du marché du vin russe est lié à la mauvaise connaissance du consommateur des bases de l'industrie vinicole et à l'absence de culture vinicole, offrant par la même occasion un libre champ d'action aux producteurs et fournisseurs malhonnêtes. Néanmoins, il est évident qu'une nouvelle classe de consommateurs, souhaitant acheter du vin de qualité à un prix raisonnable, est en train de naître.

Les informations sur la structure des ventes de la compagnie illustrent parfaitement cette tendance positive. En 2005, les vins bon marché représentaient 70% des produits vendus. Les deux vins les plus chers (plus de 300 roubles, soit plus de 10 euros) ne concernaient que 10 à 13% des ventes. Aujourd'hui, cette catégorie de vins représente 30% des ventes mensuelles. "Nous coopérons avec Château le Grand Vostock depuis déjà trois ans, indique Manvel Tadevossian, administrateur du restaurant moscovite Godounov. Leurs vins se distinguent par leurs qualités gustatives. C'est un vin excellent qui plaît à nos clients".

L'année 2006 a été une véritable aubaine pour les producteurs russes en raison de la suspension des livraisons de vins et des ingrédients nécessaires à sa fabrication en provenance de Moldavie et de Géorgie. Dans ces conditions, les ventes de Château le Grand Vostock ont augmenté de 200%. Cependant, cette année record a été assombrie par de fortes gelées qui ont détruit la plupart des vignes dans le territoire de Krasnodar. A cause de ces gelées, les producteurs russes ont dû recourir à des importations à grande échelle de matières premières de très mauvaise qualité. La compagnie, quant à elle, n'a pas eu besoin de recourir à des importations au moment de la crise, utilisant les vendanges des années précédentes. Cependant, en raison des gelées de 2006, la compagnie frôle actuellement le déficit.

Pour remédier à ce problème, le Château le Grand Vostock a dû, comme la plupart des vignerons en 2006, acheter des matières premières. Mais l'entreprise n'a pas opté pour des importations d'Iran ou du Chili, choisissant plutôt de se tourner vers la France. A cause de la crise de surproduction et des subventions européennes versées aux viticulteurs, les prix des vins (hormis les vins de luxe) sont inférieurs au prix de revient. Le fournisseur que Franck Duseigneur a sélectionné a choisi des vins qui correspondaient aux préférences gustatives des Russes: légers, fruités avec des notes florales.

La compagnie continue de se développer sur le marché russe. En 2007, le volume des ventes du Château le Grand Vostock a augmenté de 50% par rapport à l'année record de 2006. Chaque année, l'entreprise plante de nouvelles vignes, dont 100 hectares en 2007. La production de la compagnie devrait doubler d'ici 2011. Par ailleurs, rappelons pour mémoire qu'en 2014, la ville de Sotchi qui se trouve non loin du site, accueillera les Jeux Olympiques d'hiver...

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Le mois de la musique française à Moscou

Pour la première fois, du 15 novembre au 15 décembre 2007, l’Ambassade de France, le Bureau Export de la Musique Française, le Centre Culturel Français en coopération avec la chaîne de magasins Soyuz Music lancent le festival de la musique française « FRANCOMANIA ».

Au cours de ce mois, quatre groupes de musique française se produiront en concert à Moscou pour présenter au public russe la diversité et la richesse de la scène musicale française actuelle : Sir Alice, Les Hurlements d’Léo, Végomatic, Gong Gong (voir détails ci-dessous).

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Parallèlement, dans les magasins Soyuz de Moscou seront mis en avant les dernières productions de musique indépendante française sorties en Russie. Des stands dédiés à la musique française présenteront tous les styles : chanson, rock, pop, musique électronique,… dans un éclectisme qui primera la qualité et le talent des interprètes.

SIR ALICE :


Le 17 novembre à « Keks »

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Sir Alice, de son vrai nom Alice Daquet, est une chanteuse dans un registre atypique, entre la performance scénique et une musique électronique aux influences diverses.

LES HURLEMENTS DE LEO :


Le 24 novembre à « Tochka club »
Le 25 novembre à « Kitayski Leutchik »
Le 26 novembre à « Proekt Ogi »

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Les Hurlements d’Léo est un groupe de rock français aux chansons pas toujours joyeuses mais réalistes, véritable alchimie entre musette, énergie punk et son tzigane.

VEGOMATIC :

Le 30 novembre à « Proect Ogi »
Le 1er décembre à « Jest’ » : Vegomatic Duo « Acoustique Show »
Le 2 décembre à « Proekt Ogi »

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Trois garçons et une fille, le quatuor Végomatic surfe sur la vague d’un rock excité et rigolo : 25% chansons, 25% électro, 25% surf, 25% rock, 100% à l’arrache.

GONG GONG :


Le 15 décembre à « Solyanka »

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Gong Gong est un duo onirique qui navigue en électron libre entre les figurations lyriques des musiques acoustiques, un post-rock débridé et les sphères euphoriques des musiques électroniques.

lundi 5 novembre 2007

Le stéréotype de l'homme français persiste...et plait toujours autant aux femmes russes!


Le quotidien Troud a eu l'intention d'établir si une femme russe pourrait faire le bonheur du Français numéro un Nicolas Sarkozy, qui vient de passer dans la catégorie des hommes à marier les plus séduisants d'Europe. Qu'est-ce qui pourrait mieux consolider les relations entre la Russie et la France si ce n'est un mariage international entre le président de la République française et une éminente Russe (intelligente, belle, connue, célibataire)?

Le journal a choisi plusieurs représentantes du show-business russe afin de leur poser les questions suivantes:

1. Quelles sont les qualités des hommes français particulièrement appréciées par les femmes russes?

2. Avez-vous eu des contacts personnels avec des Français? Etait-ce une expérience positive ou négative?

3. Le tempérament français, est-il un mythe ou bien une réalité?

4. Souhaiteriez-vous vous installer définitivement en France?

5. Pourriez-vous vous imaginer en tant qu'épouse d'un Français?

Voici les réponses obtenues:

ANNA SEMENOVITCH, ancienne patineuse artistique et ancienne membre d'un groupe pop:

1. Leur charme, leur galanterie, leur sourire qui ne quitte jamais leur visage, leurs dents blanches, leurs lèvres écarlates, leurs boucles ruisselantes, leurs puissantes voitures, leurs costumes austères, les croissants au chocolat (elle rit). Et tout simplement leur âme, belle et ouverte. Je sais que beaucoup de femmes apprécient les étrangers en général: Français, Espagnols, Portugais. Il leur semble qu'il est plus commode de vivre avec des étrangers, qu'un autre pays leur offrirait plus de perspectives de développement.

2. Quand je suis allée à Paris pour la première fois, j'ai fait connaissance avec une boulangère. Nous parlions un anglais baragouiné lorsqu'elle m'expliquait comment préparer de vrais croissants français. Elle m'a en outre confié un secret, m'apprenant comment les Françaises réussissaient à rester sveltes en mangeant beaucoup de viennoiseries. Mais j'ai promis de garder ces informations secrètes!

3. Les Français ont un tempérament particulier. Il y a dans ce pays beaucoup de ressortissants de pays méridionaux où les gens ont un comportement plus léger que les peuples du Nord. Les gens y sont meilleurs et plus tolérants. Je suis convaincue que toute personne peut se sentir dans ce pays comme chez soi, et ce, même si cette personne se rend à l'étranger pour la première fois dans sa vie.

4. Je suis une grande patriote et ne sais pas si je pourrais vivre en permanence dans un pays étranger, même en France. D'autre part, personne ne sait ce qui l'attend à l'avenir.

5. Je rêve tout simplement d'avoir un mari (elle rit), peu importe sa nationalité. L'essentiel est que nous nous aimions. Mais en fait, pour être honnête, j'aime beaucoup les hommes français. Mes réponses à la question de savoir ce qui me plaît chez eux ont été citées ci-dessus (elle rit). Les hommes français ne sont pas aussi gâtés que les hommes russes par l'attention des femmes, notamment par l'intérêt de femmes aussi belles et splendides que les femmes russes.

ELENA LENINA, écrivaine, auteure de livres en russe et en français:

1. Les femmes russes, tout comme moi je crois, aiment les hommes français qui prennent soin d'eux-mêmes, qui sentent bon, qui savent assortir la couleur de leur cravate avec celle de leurs chaussettes et qui ont la notion de déodorant. Mais le plus important, c'est que pour les Français, l'idée de l'égalité des sexes est une évidence, c'est pourquoi il est facile pour nous, les femmes d'affaires, de travailler avec eux et de gagner de l'argent. En outre, tout comme les femmes, ils fréquentent des salons de manucure et pratiquent l'épilation.

2. En tant que philosophe débutante, je vois partout le bon et le mauvais côté des choses. Tout en étant très galant, l'homme français, contrairement à l'homme russe, n'assumera jamais toutes les besognes de la femme. Côté vie sexuelle, je n'ai pas eu la chance de faire la connaissance de tous les Français pour pouvoir juger avec assurance des Français dans leur totalité. Mais ceux que je connais en personne renforcent mon attitude enthousiaste à leur égard.

3. D'après les statistiques, les Français font l'amour 120 fois par an, alors que les Italiens, seulement 106 fois et les Allemands 104. Les Français aiment beaucoup le progrès technique (je parle des différents jouets intimes), mais qui plus est, ils ne laissent pas la routine empoisonner leur vie familiale. Ils fréquentent avec leurs épouses des clubs échangistes et d'autres établissements érotiques.

4. Je vis en France en permanence depuis longtemps. Et certainement pas parce que la question des droits d'auteur dans l'industrie du spectacle y est bien réglée [allusion aux problèmes de piratage en Russie - n.d.l.r.].

5. J'ai de la peine à m'imaginer dans le rôle d'épouse, car je préconise l'amour hors mariage. Mais Nicolas Sarkozy est un homme très charmant, intelligent et instruit. Et personnellement, j'ai toujours pensé que la femme pouvait avoir les meilleurs orgasmes uniquement avec un homme spirituel.

ALISSA GREBENCHTCHIKOVA, actrice:

1. Dès son plus jeune âge, la fille russe entend dire que les hommes français ont un charme incomparable, qu'ils sont galants et prêts à considérer toute femme comme une déesse. En grandissant, nos jeunes filles cherchent inconsciemment ces traits chez les Français.

2. Ni moi ni mes copines n'ont eu l'occasion de connaître personnellement des Français.

3. Lorsqu'on parle de tempérament, c'est plutôt à un Espagnol ou à un Italien que je pense. Les Français pourraient plutôt être considérés comme "raffinés". Mais cette vision est uniquement due à la littérature russe.

4. Je suis bien en Russie et je ne crois pas que l'idée me vienne de changer un jour quoi que ce soit. Mais comme je regarde toujours avec plaisir les films français, je suis prête à passer un certain temps en France, lors d'un tournage.

5. Comme, à mon grand regret, je ne parle pas français, je n'ai jamais eu l'idée de me marier avec un francophone.

SVETLANA SVETIKOVA, chanteuse et actrice:

1. Les femmes russes idéalisent un peu les étrangers. J'ai beaucoup voyagé en France, et ce qui m'a toujours étonnée, c'est que parmi les Français, il y a beaucoup d'hommes aux yeux bleus. De très beaux yeux! La quasi-totalité des hommes français sont bien élevés, mais ils sont fermés, malins, souvent un peu efféminés. Comparés à eux, nos hommes [russes] semblent être plus simples, plus virils, et il est plus intéressant de communiquer avec eux. Hélas, les femmes russes sont plus appréciées en France qu'en Russie.

2. J'ai eu la chance de faire connaissance avec Garou, l'ex-Quasimodo de la comédie musicale Notre-Dame de Paris. J'ai été désarmée par sa beauté et sa pureté. C'est un homme fantastique, rayonnant. Bien qu'il soit originaire du Canada, Pierre [le vrai nom de Garou est Pierre Garand - n.d.l.r.] incarne pour moi le Français idéal. Nous avons passé quatre jours ensemble. Il m'a tout de suite proposé de l'accompagner dans un tour du monde. J'ai dit non. Pour moi, l'amour ne se construit pas comme ça. Qui plus est, il avait une petite amie. En outre, je n'acceptais pas notre grande différence d'âge [Pierre est de onze ans son aîné - n.d.l.r.].

3. Le tempérament? Pour moi, la France est le pays le plus romantique du monde, disposé à l'amour. Je ne serais pas contre si mon bien-aimé choisissait Paris pour me demander en mariage. J'ai célébré mon anniversaire à Paris en 2006, dans un château datant du XIIIe siècle. Ce jour-là, le 24 novembre, j'ai été présentée à Pierre Cardin, et j'ai appris qu'il aimait beaucoup la Russie.

4. Je rêve d'avoir un petit appartement au centre de Paris: un logement confortable, avec un petit balcon! J'aime la langue française et regrette qu'elle ne fasse plus partie du programme obligatoire dans les écoles secondaires, comme c'était le cas à l'époque de [Alexandre] Pouchkine [au XIXe siècle, n.d.l.r.].

5. Pourquoi pas? Cependant les Français sont différents, ils ont même un humour un peu étrange. Je ne sais pas si nous pourrions nous comprendre...

Article publié dans le quotidien Troud le 25 octobre 2007. Version abrégée.

vendredi 12 octobre 2007

Scandale autour d'une exposition d'art politique russe à Paris (Kommersant)

MOSCOU, 9 octobre - RIA Novosti. Une exposition intitulée "Sots-art: art politique en Russie" et organisée par le département des nouveaux courants de la galerie Tretiakov s'est retrouvée au coeur d'un scandale. Elle doit s'ouvrir à Paris le 20 octobre prochain, mais toutes les oeuvres n'ont pas été autorisées à quitter la Russie.

Sous les lambris de la Maison rouge, à Paris, l'exposition doit réunir des oeuvres d'auteurs classiques du "sots-art", tels qu'Ilia Kabakov, Erik Boulatov, Vitali Komar ou Alexandre Melamid, mais aussi des artistes de la nouvelle génération qui n'en sont pas moins connus. Toutefois, sur la liste des oeuvres présentée à la douane ont été rayées les plus controversées, notamment celles de Vladislav Mamyshev-Monroe, de Maria Konstantinova, de Viatcheslav Syssoïev ainsi que des collectifs PG et Les Nez bleus.

"Nous sommes dans une situation assez délicate. Les invitations ont été envoyées et les murs sont prêts", raconte Andreï Erofeïev, organisateur de l'exposition et chef du département des nouveaux courants à la galerie Tretiakov. Affirmant ne pas connaître tous les détails de l'affaire, M. Erofeïev indique que la censure avait commencé dès l'emballage des tableaux. Les premières oeuvres refusées ont été elles qui contenaient des représentations d'Hitler ou de croix gammées.

Le directeur de l'Agence fédérale de la culture, Mikhaïl Chvydkoï, reconnaît qu'il a lui-même proposé de ne pas envoyer à Paris certaines oeuvres. Il a vivement conseillé de laisser en Russie le tableau représentant nus le président ukrainien Viktor Iouchtchenko et son ex-premier ministre Ioulia Timochenko. "Il y a des normes législatives internationales qui interdisent les oeuvres offensant les dirigeants d'autres Etats", explique M. Chvydkoï.

Le ministre de la Culture et des Médias, Alexandre Sokolov, a quant à lui donné libre cours à ses émotions. Tout en accusant l'exposition de "pornographie", il a pointé du doigt un tableau sur lequel deux agents de police sont représentés en train de s'embrasser ("L'ère de la miséricorde" de Viatcheslav Mizine et Alexandre Chabourov qui forment le duo Les Nez bleus) ainsi que d'autres "images érotiques".

L'exposition s'ouvrira dans les délais prévus, mais selon M. Sokolov elle "déshonorera la Russie". Mikhaïl Chvydkoï préfère en revanche de ne pas dramatiser la situation. "Je suis contre la censure, et il n'y en a pas eu en l'occurrence. Tout simplement, ce qu'une galerie privée peut se permettre, une galerie publique ne le peut pas. Mais on ne peut pas ignorer la totalité d'un courant artistique, même si on l'aime peu. L'exposition part pour Paris, et autant que je sache le président français Nicolas Sarkozy s'est dit prêt à la visiter", résume M. Chvydkoï.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti ni avec celle du blog IEDG.

mardi 9 octobre 2007

Le rugby

De passage à Bordeaux, ne manquez-pas de vous imprégner de la culture rugby. En voici une illustration récente, qui réchauffe encore nos coeurs...