mercredi 21 mai 2008

Bucarest craint des mesures italiennes contre la liberté de circulation dans l'UE

Selon l'organisation Caritas, 556 000 Roumains vivent actuellement en Italie, mais, en réalité,
leur nombre atteindrait 1 million de personnes.


Devenus citoyens à part entière de l'Union européenne (UE) en 2007, les Roumains craignent que leur nouvelle liberté de circuler en Europe ne souffrent des nouvelles mesures que le gouvernement italien de Silvio Berlusconi entend prendre pour endiguer l'immigration clandestine des Roms roumains. Selon l'organisation Caritas, 556 000 Roumains vivent actuellement en Italie, mais, en réalité, leur nombre atteindrait un million de personnes.

Les délits commis par les Roms de Roumanie ont été un des thèmes de campagne majeurs des élections législatives et municipales italiennes. La Roumanie compte officiellement 535 000 Roms, mais le Conseil de l'Europe estime qu'ils sont 1,8 million, dont un grand nombre est parti en Europe occidentale à la recherche d'une vie meilleure, principalement en Italie et en Espagne.

Les nombreux programmes financés par l'UE en Roumanie ont amélioré le sort de cette minorité discriminée. Sous la pression de Bruxelles, Bucarest a mis au point une stratégie nationale pour l'intégration des Roms qui ne peut cependant avoir d'effet qu'avec le temps. A Bucarest, certains s'inquiètent que la crise déclenchée par l'Italie ne remette en question ces progrès et ne viennent réveiller le racisme latent des Roumains envers les Roms.

Le 15 mai, le ministre roumain de l'intérieur, Cristian David, s'est rendu à Rome pour rencontrer son homologue italien, Roberto Maroni, issu du parti xénophobe de la Ligue du Nord. "Il y a deux choses qui ne sont pas négociables, a déclaré le ministre roumain, lors d'une conférence de presse organisée aussitôt après son retour à Bucarest. L'une est le respect de la loi, l'autre est le respect du droit à la libre circulation que les Roumains se sont vus reconnaître lors de l'entrée dans l'Union européenne."

En Italie, où plusieurs campements de Roms ont été incendiés, le 14 mai, à Ponticelli, de nouvelles mesures contre l'immigration illégale doivent être adoptées, mercredi 21 mai, lors du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement italien, qui se tiendra à Naples. En discussion figurait notamment la création d'un délit d'immigration clandestine puni de six mois à quatre ans de prison avec un jugement dans les quinze jours de l'arrestation suivi de l'expulsion immédiate en cas de culpabilité reconnue.

Mirel Bran

mardi 20 mai 2008

PSA s'associe à Mitsubishi pour produire en Russie


Le groupe PSA a signé hier un accord avec Mitsubishi Motors Corporation pour la création d’une société commune dédiée à la fabrication de véhicules en Russie. La société sera détenue à 70% par PSA en charge de 70% de l’investissement total, compris entre 430 et 500 millions d’euros.
Le groupe PSA Peugeot Citroën avait annoncé l’année dernière son intention de créer une usine à Kaluga, à 180 km au sud-ouest de Moscou, et évoqué un éventuel partenariat. C’est désormais chose faîte. Le groupe français a signé hier un accord avec Mitsubishi Motors Corporation pour la création d’une société commune dédiée à la fabrication de véhicules en Russie. La société sera détenue à 70% par PSA en charge de 70% de l’investissement total, compris entre 430 et 500 millions d’euros. La première pierre sera posée le 10 juin prochain et le site commencera sa fabrication début 2011. Il produira annuellement 50 000 SUV de gamme moyenne (correspondant à l’Outlander) pour Mitsubishi et PSA, et 110 000 véhicules du segment C (correspondant aux C4 et 308) exclusivement pour Peugeot et Citroën. Cette production de 160 000 véhicules au total, entièrement dédiée au marché russe, évoluera vers les 300 000 véhicules, "soit 7 à 8 % d’un marché russe qui devrait représenter à terme 4 millions de véhicules", a estimé Christian Streiff, P-dg de PSA.

Une plateforme commune et une carrosserie spécifique Les deux constructeurs utiliseront une plateforme commune pour la fabrication de ces modèles "qui n’auront pas forcément d’équivalents en Europe de l’Ouest et seront plutôt équipés de boîte automatique comme l’exige la demande locale", a expliqué Didier Aleton, directeur de la société commune, auparavant responsable du site de production d’Aulnay. Sur place, il sera accompagné d’une cinquantaine de français pour un total de 3 000 salariés. Parmi les équipementiers internationaux qui accompagneront les deux constructeurs, Faurecia sera probablement de la partie. La filiale de PSA a en effet annoncé être en phase finale de sélection d’un site près de Kaluga, depuis lequel il pourrait fournir PSA et le groupe Volkswagen, également présent sur la ville. Le constructeur allemand qui produit ses véhicules à partir de collections démarrera pour sa part l'assemblage complet dans son usine à la fin de cette année, à un rythme de 150 000 unités par an.

Les marques importées devancent désormais les marques locales L'an dernier, 1 149 861 véhicules particuliers ont été produits en Russie (-1,4%), dont 808 000 Lada (-4,4%), 72 762 Dacia (+49,9%), 64884 Ford (+4%), 60 739 Chevrolet (+26,9%), 39 625 Kia (+63,8%), 39 002 Volga (-24,5%), 31 869 UAZ (+11,2%), et 1 200 Skoda. Les ventes totales ont fait un bond de 37% au premier trimestre 2008, à 650 000 unités, et celles des marques importées de 54% à 454 069 unités. Chevrolet a été la marque la plus prisée, avec 58 498 ventes (+59%). Hyundai se classe deuxième, avec plus de 44 000 ventes (+97%), devant Ford (41 500 unités, +6%), Nissan (37 250 unités, +102%), Toyota (35 820 unités, +22%) et Renault (24 300 unités, +36%). Le groupe PSA n’a pour sa part vendu que 10 400 véhicules (+54%) mais ne disposait pas encore d’une filiale d’importation pour Citroën. C’est désormais le cas depuis mars dernier.
Xavier Champagne
Autoactu.com

dimanche 18 mai 2008

Photomaton

Будьте добры принести на кафедру на этой недели свое фото размера 3х4 (надо будет заполнить анкету выпускника). Это обязательно для всех.

Н.В. Задерей

vendredi 16 mai 2008

La Russie affirme avoir arrêté un espion géorgien

La Loubianka, à Moscou, siège du FSB. (Reuters)


Le FSB (ex-KGB) affirme avoir démasqué un agent secret géorgien dans le Caucase russe qui chercherait à destabiliser la région, une accusation jugée absurde par Tbilissi.

L'homme qui fait monter la tension entre Russie et Géorgie s'appelle Ramzan Tourkochvili. Né en 1974, «citoyen russe originaire de Géorgie» vivant en Tchétchénie, il devait, selon une source au FSB citée par l’agence russe Interfax, «rechercher» des rebelles en Ingouchie et dans d’autres républiques du Caucase russe pour «les financer et organiser la résistance armée» dans la région. Il a été arrêté par le FSB ce matin.
Cela «confirme l’implication des services secrets de Géorgie dans des activités terroristes subversives dans le Caucase du nord», a estimé cette source. Le ministère géorgien de l’Intérieur Chota Outiachvili a aussitôt qualifié ces propos d’«accusation absurde» et de «provocation».
Selon la source du FSB, Ramzan Tourkochvili a lui-même reconnu avoir travaillé pour les services secrets géorgiens. «Il devait notamment mettre en contact les services secrets géorgiens avec des membres actifs de groupes illégaux armés sur le territoire de la Russie. Il avait pour mission d’établir des contacts avec des policiers de la route pour assurer une libre circulation des terroristes sur le territoire des républiques du Caucase du Nord et recueillir des informations sur des militaires et des employés des institutions d’Etat pour un recrutement par les services secrets géorgiens.»
Activité extrémiste
«Jusqu’à aujourd’hui (...), les gorges de Pankissi (Géorgie) sont utilisées par des organisations terroristes et extrémistes internationales comme base de soutien pour les forces terroristes agissant dans le Caucase du Nord», a également assuré la source du FSB. «Les chefs de groupes terroristes apportent une aide matérielle depuis le territoire de la Géorgie à des bandes agissant dans le Caucase du Nord, coordonnent les préparatifs pour des attentats, mènent le recrutement de jeunes musulmans dans la région d’Akhmeta (gorges de Pankissi) pour des activités extrémistes.»
Pendant la deuxième guerre russo-tchétchène qui a débuté en 1999, Moscou a à plusieurs reprises accusé la Géorgie de tolérer la présence des séparatistes tchétchènes dans la vallée de Pankissi, une région au nord-est de Tbilissi, frontalière avec la Tchétchénie.
«C’est une tentative ratée de réactualiser le problème des gorges de Pankissi où, comme on le sait, il n’y a plus d’extrémistes depuis longtemps», a réagi Chota Outiachvili.
AFP

mardi 13 mai 2008

Un clip donne un peu de chair à Medvedev

Elle regarde Dmitri Medvedev à la télévision et commence à se tortiller : «C’est cool comme tu travailles en duo avec Poutine / Je rêve de toi la nuit / Je veux faire des enfants avec toi», chante la jeune femme, bombant un tee-shirt bien rempli. A peine investi nouveau président de Russie, c’est au tour de Dmitri Medvedev de devenir sex-symbol, par la magie d’un clip. Dans cette vidéo, Medvedev apparaît pourtant fidèle à lui-même, avec son costume et ses discours gris souris, qui d’ordinaire garantissent plutôt l’endormissement. Mais sa mine de brave fonctionnaire semble mettre en joie la brunette qui se trémousse et chante : «Je n’ai jamais désiré personne autant que toi.»

«Obama girl». Posté depuis quelques jours sur le site du quotidien populaire Komsomolskaïa Pravda, qui prend toujours garde de ne pas froisser le Kremlin, le clip est anonyme, mais pourrait bien émaner des propagandistes gravitant autour du pouvoir. En 2002, ceux-ci avaient déjà réussi à donner un peu de chair à Vladimir Poutine, par des techniques similaires. A l’époque, c’était un duo de jeunes filles qui entonnait : «Je veux un mec comme Poutine / Fort comme Poutine / Qui ne boive pas, ne m’insulte pas / Qui comme Poutine ne s’enfuit pas.» Cette fois, les miracles de la mondialisation ont permis de reprendre en Russie un clip déjà tourné aux Etats-Unis, à la gloire de Barack Obama, la brunette aux tee-shirts trop serrés se voulant à l’origine plutôt excitée par le grand Noir candidat à l’investiture démocrate. Les images du clip d’Obama girl ont été purement et simplement détournées, les «Obama» troqués pour des «Medvedev» sur les maillots de la belle et la bande-son remplacée par une chanson en russe.

«Le clip n’est vraiment pas bon, mais je ne serais pas étonnée de voir Dmitri Medvedev occuper bientôt la première place parmi les hommes les plus sexy de Russie, ironise Natacha Archavskaïa, productrice de cinéma. La seule chose vraiment sexy dans notre pays étant le pouvoir, ou l’argent.»

«Nano-président». Le nouveau chef de l’Etat n’a pas encore le «charisme sexuel» de Vladimir Poutine, décrypte le psychanalyste Boris Novoderjkine : «Medvedev est jeune, petit de taille, avec une tête disproportionnée sur un petit corps, on le surnomme déjà le "nano-président", s’amuse ce thérapeute. Mais à son arrivée au pouvoir, après Eltsine, le moujik qu’on imaginait bien dans le rôle du violeur des campagnes, Poutine avait dû lui aussi montrer ses attributs. Medvedev n’est pas totalement dépourvu de virilité, il faut lui laisser le temps de développer son charisme sexuel, une érection ne vient pas tout de suite.»

Libération

De notre correspondante à Moscou LORRAINE MILLOT
QUOTIDIEN : mardi 13 mai 2008
http://www.liberation.fr/actualite/monde/326012.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450

vendredi 9 mai 2008

EXAMEN FINAL

L'examen final (test "Ментор" et sujet tiré au sort) aura lieu le vendredi 23 mai.
L'heure précise n'a pas été encore communiquée mais sera prochainement affichée.

La Russie ressort ses tanks pour défiler à Moscou

Les rues tremblent, les maisons se fissurent… mais la grande Russie est de retour ! Tanks, blindés, lance-missiles, bombardiers, chasseurs et hélicoptères feront leur grand come-back ce vendredi 9 mai, au centre de Moscou, pour une parade commémorative de la victoire de 1945. Depuis 1990, la Russie avait renoncé à ce déploiement d’armes au centre de la capitale, symbolique de la guerre froide. Au moment où il quitte le Kremlin, Vladimir Poutine a décidé de rétablir cette tradition, pour «démontrer notre potentiel croissant en matière de défense», a-t-il expliqué. En Russie même, ce grand étalage de quincaillerie, qui a déjà demandé trois répétitions générales, est loin d’être unanimement apprécié. Les riverains du défilé se plaignent de fissures apparues sur leurs maisons, on s’inquiète pour les nouvelles galeries commerciales souterraines, et la mairie de Moscou prétend qu’il lui faudra 1,4 milliard de roubles (38 millions d’euros) pour réparer les chaussées après le passage des tanks. Le plus féroce commentaire est pourtant venu de Washington, où le porte-parole du Pentagone, Geoff Morell, s’est permis d’ironiser sur l’âge des armements présentés : «S’ils veulent sortir leurs vieux équipements, les faire tourner et les regarder, ils sont plus que bienvenus pour le faire.»

Liberation.fr

Vladimir Poutine, premier ministre investi jeudi par la Douma, a vanté les forces stratégiques à la veille du défilé militaire de la Victoire.

» La fausse sortie de Vladimir Poutine

La russie montre ses muscles. Pour la première fois depuis la disparition de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide, les missiles nucléaires font leur retour sur la place Rouge, vendredi, pour la grande parade de la Victoire.

Staline avait choisi le 9 mai, et non le 8 comme le reste des Alliés, pour célébrer la fin de ce que les Russes appellent encore «la grande guerre patriotique» et rendre hommage à leurs 32 millions de morts.

Le clou du défilé motorisé et aérien, présidé par le nouveau chef de l'État Dmitri Medvedev, flanqué de son premier ministre Vladimir Poutine, sera le missile Topol. Vecteur dernier cri de la dissuasion nucléaire russe, le Topol-M (alias SS 27) est un monstre de 97 tonnes et 22 mètres de long capable d'emporter des têtes nucléaires à 11 000 km. C'est-à-dire d'atteindre n'importe quel point des États-Unis. La fusée intercontinentale, montée sur camion, n'a pas la vulnérabilité d'un missile immobilisé dans son silo.

Cette exhibition d'armements lourds intervient alors que la tension entre la Russie et la Géorgie est à son comble, des responsables des deux pays ayant déclaré être «proches de la guerre». Le ministère russe de la Défense a annoncé hier qu'il pourrait envoyer de nouveaux renforts en Abkhazie, la région séparatiste de Géorgie que Moscou soutient. Les autorités abkhazes ont, elles, annoncé avoir abattu jeudi un autre drone géorgien, information aussitôt démentie à Tbilissi.

La Russie ne «menace personne», assurait pourtant en début de semaine Vladimir Poutine, encore président. Le défilé du 9 mai «est une démonstration de notre potentiel croissant en matière de défense (…) Nous sommes en mesure de défendre notre peuple, notre État, nos richesses et nous n'en manquons pas.» Moscou récuse l'image d'une puissance repliée sur elle-même. En témoigne l'approbation, signée hier, des sanctions contre l'Iran qui avaient été votées par les Nations unies au mois de mars.

Remilitarisation des relations internationales

Investi jeudi comme chef du gouvernement par la Douma, Vladimir Poutine n'entend pas faire profil bas sur les sujets militaires. Seuls les députés communistes n'ont pas voté pour l'ex-président qui a été confirmé par 392 voix contre 56. Le parti nationaliste de Vladimir Jirinovski, parfois qualifié d'opposition, a soutenu Vladimir Poutine. Le nouveau chef du gouvernement russe a prononcé un discours de politique générale, fermement campé sur un pupitre, tandis que, derrière lui, le chef de l'État l'écoutait en silence comme un élève sage. Le premier ministre a souligné l'importance des forces stratégiques «piliers de la sécurité nationale».

«Les Russes ont compris qu'on ne compte que si l'on se fait respecter, commente Isabelle Facon, spécialiste de la défense russe à la Fondation pour la recherche stratégique. La puissance militaire est l'un des moyens de se faire respecter. Et Moscou répond à la remilitarisation des relations internationales imputable aux États-Unis. » Le défilé des Topol, qui fait suite à la reprise des patrouilles de bombardiers stratégiques, n'effacera pas à court terme les études et les signes négatifs sur l'état réel des forces armées russes. Comme par exemple le retour à l'envoyeur de quinze Mig par l'Algérie, en avril. Malgré l'augmentation du budget de la défense (+ 20 % en un an) et des ventes d'armes (7,5 milliards de dollars en 2007), l'encadrement de l'armée russe, surtout des forces conventionnelles, laisse à désirer.

Pendant que le premier ministre Poutine parlait jeudi de revaloriser les soldes des soldats forces stratégiques, le président Medvedev, chef suprême des armées, signait un oukase ordonnant la construction d'appartements d'ici à 2010 pour les vétérans mal logés. Lesquels auront alors, pour les plus jeunes d'entre eux, 80 ans. Un partage des rôles qui semble donner un avant-goût du nouveau tandem aux commandes de la Russie.

Le Figaro

De notre correspondant à Moscou, Fabrice Nodé-Langlois
08/05/2008 | Mise à jour : 21:53 |

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/09/01003-20080509ARTFIG00009-retour-des-fusees-nucleaires-sur-la-place-rouge.php


Photos & vidéo

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