lundi 10 décembre 2007

Medvedev candidat: le Kremlin veut renforcer l'Etat (députés)

MOSCOU, 10 décembre - RIA Novosti. La présentation de la candidature de Dmitri Medvedev à la succession de Vladimir Poutine témoigne d'une politique visant à renforcer l'Etat, ont estimé lundi plusieurs députés du parlement sortant.

Pour Alexandre Babakov, leader du groupe Russie juste, cette annonce "est une confirmation de la politique en cours et doit encourager la stabilisation de la société".

Compte tenu de la solidarité des partis qui ont avancé cette candidature, tout porte à croire que l'élection présidentielle ne divisera pas la société. "Je pense que M. Medvedev sera soutenu par l'ensemble de la société", a-t-il indiqué à RIA Novosti.

M. Medvedev, chargé de la réalisation des "projets nationaux" (logement, enseignement, agriculture et santé), connaît bien tous les domaines de l'économie et du développement social, a souligné M. Babakov.

Cet avis est partagé par Vladimir Pliguine, président du comité de la Douma sortante pour la législation constitutionnelle et la construction de l'Etat.

"Si le peuple russe fait son choix (en faveur de Dmitri Medvedev), cela assurera la poursuite de la politique visant à renforcer l'Etat", a-t-il indiqué à la presse.

Selon M. Pliguine, Dmitri Medvedev a accumulé une riche expérience, y compris dans le domaine des projets sociaux. "Cet homme politique comprend et respecte les missions qui s'imposent à l'Etat russe", a-t-il souligné.

Quatre partis, dont le parti au pouvoir Russie unie, majoritaire à la nouvelle Douma (chambre basse du parlement russe), ont présenté lundi la candidature du premier vice-premier ministre Dmitri Medvedev à la succession de Vladimir Poutine.

Poutine désigne son dauphin


En adoubant son vice-premier ministre Dimitri Medvedev pour la présidentielle, le maître du Kremlin met fin à plusieurs mois de spéculations.

Une semaine après sa victoire écrasante aux élections législatives, le président russe Vladimir Poutine a assuré «soutenir complètement» la candidature de son premier vice-premier ministre Dimitri Medvedev pour l’élection présidentielle qui se tiendra le 2 mars 2008.

Agé de 42 ans, Dimitri Medvedev sera le candidat unique de la majorité composée des partis «Russie unie», «Russie juste», du «Parti agraire et de la Force citoyenne». Le parti du président «Russie unie» se réunira le 17 décembre en congrès pour désigner officiellement son candidat.

Proche de Poutine, il a été conseiller du maire de Saint-Pétersbourg, la ville de Poutine, de 1990 à 1995, avant d’entrer au Kremlin en 2003. Considéré comme un des chefs de file de l’aile «libérale», cet ancien juriste prend son envol en étant placé à la tête du conseil d’administration du géant gazier Gazprom. Il est nommé premier vice-premier ministre en novembre 2005 au côté de Sergueï Ivanov. Medvedev est alors en charge des grands projets nationaux au niveau du logement, de la santé et de l’éducation.

De son côté, le leader de l’opposition «L’Autre Russie», le joueur d’échecs Garry Kasparov a fait savoir qu’il renonçait à l’idée d’un candidat unique de l’opposition pour la présidentielle. « Il est absurde de choisir un candidat unique alors qu’en fin de compte c’est le Kremlin qui décide qui va être enregistré (à la Commission électorale) pour la présidentielle », a-t-il déclaré.


V.F. (lefigaro.fr) avec AFP.
10/12/2007 | Mise à jour : 15:57

Kosovo : Moscou promet une «réaction en chaîne».

Alors que le Kosovo assure qu’il sera indépendant avant mai 2008, la Russie a prévenu les Européens qu’une reconnaissance ne resterait pas sans «conséquences».

La poudrière des Balkans n’est pas éteinte. Ainsi se résume la crainte majeure des Européens, mais aussi la menace à peine voilée de la Russie quant au statut du Kosovo.

Vendredi, les négociateurs de la troïka Etats-Unis/Russie/UE ont remis un rapport en forme de constat d’échec sur l’avenir de la province séparatiste albanophone de Serbie, après quatre mois de négociations. « La question n’est pas de savoir si mais quand », a résumé de son côté le porte-parole du gouvernement kosovar, promettant une indépendance avant mai 2008.

Que faire face à cette déclaration unilatérale ? Sur les 27 états de l’Union européenne, 26 seraient ainsi parvenus à se mettre d’accord sur un mode de reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, sans résolution préalable du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Les détails de cette position commune restent flous. Seule certitude : Chypre fera cavalier seul. L’île craint qu’une telle reconnaissance soit utilisée comme jurisprudence par la République turque de Chypre du Nord (RTCN), reconnue uniquement par Ankara, pour réclamer elle aussi sa reconnaissance.

En première ligne, la Grande-Bretagne, dont le ministre des Affaires étrangères, David Miliband, a ainsi répondu clairement « oui », à la question « seriez-vous prêt à reconnaître un Kosovo indépendant? ».

Mais, Miliband a ajouté qu’il ne s’agit là que de la « réponse courte » à cette question. « Mais, dans les Balkans, il est très important d’éviter les réponses courtes et reconnaître qu’il s’agit d’une situation très compliquée », a-t-il nuancé sur BBC-4.

C’est ce même sentiment que s’efforce de faire jouer la diplomatie russe. Sergueï Lavrov a ainsi mis en garde contre une reconnaissance unilatérale du Kosovo, qui serait « lourde de conséquences ». « Je suis convaincu qu’une réaction en chaîne s’ensuivrait dans les Balkans et d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.


L.S.
Le Figaro (avec AFP)
10/12/2007 | Mise à jour : 12:30 |


e Kosovo, qui entend déclarer son indépendance début 2008, presse l'Union européenne et les Etats-Unis de lui donner le feu vert, malgré l'opposition de la Russie. Moscou a mis en garde lundi 10 décembre contre une "réaction en chaîne" dans les Balkans si la province serbe passait outre l'opposition de Belgrade.
"La question n'est pas de savoir si, mais quand" le Kosovo fera sécession, a déclaré lundi à l'agence Associated Press Skender Hyseni, porte-parole du gouvernement albanophone, assurant que la petite province du Sud de la Serbie accéderait à l'indépendance "bien avant le mois de mai".

Election présidentielle serbe le 20 janvier

Des dirigeants kosovars ont déclaré que l'indépendance serait probablement déclarée en janvier ou février, ce qui ouvrirait une période de transition de 120 jours sous supervision internationale pendant laquelle la communauté internationale reconnaîtrait ce nouveau pays et les Nations unies transféreraient l'administration civile de l'ex-province serbe à l'UE.
On ignore si le gouvernement attendra jusqu'à l'élection présidentielle serbe prévue pour le 20 janvier. Interrogé par l'AP, le Premier ministre sortant Agim Ceku, qui cédera bientôt la place à l'ancien chef rebelle Hachim Thaci vainqueur des dernières élections législatives, a en tout cas pressé l'Union européenne lundi de "reconnaître la nécessité d'une conclusion immédiate et définitive de ce processus" de séparation.

"Pas d'échange Kosovo contre Europe"

La Serbie n'échangera pas le Kosovo contre l'adhésion à l'Union européenne (UE), a déclaré de son côté le vice-Premier ministre serbe Bozidar Djelic.
"Il n'y a pas d'échange Kosovo contre Europe", a-t-il déclaré à l'agence Tanjug. "La Serbie ne l'accepterait jamais et personne ne le lui offre", a-t-il souligné.
Un Conseil des ministres de l'UE a lieu à Bruxelles pour définir une position européenne commune sur la question du Kosovo.
Les dirigeants kosovars albanais ont commencé lundi des consultations avec "leurs partenaires internationaux" en vue d'une proclamation d'indépendance.
Une indépendance à laquelle la Serbie est farouchement opposée.

Chypre opposé à l'indépendance

Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept étaient réunis pour en discuter à Bruxelles. Le Suédois Carl Bildt a affirmé qu'il y avait une "quasi-unanimité" sur la question, un seul pays s'opposant à l'indépendance du Kosovo. Un porte-parole du gouvernement de Chypre a effectivement déclaré l'opposition de son pays, qui craint que ne soit ouverte la voie à d'autres sécessions, et notamment celle de la partie turque de l'île méditerranéenne.
Le Conseil de sécurité de l'ONU examinera quant à lui le dossier le 19 décembre. Vendredi, les émissaires de la "troïka" composée de l'UE, des Etats-Unis et de la Russie ont déclaré au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon que les derniers quatre mois de négociations sous leur égide n'avaient pas permis de trouver un accord entre Kosovars et Serbes.
Le Kosovo est placé sous administration civile de l'ONU depuis l'intervention de l'OTAN qui a mis fin à l'offensive serbe contre les séparatistes en 1999. La Serbie propose d'accorder une large autonomie à la province mais refuse de se séparer de cette partie de son territoire qu'elle considère comme son berceau.

Renforcement de la présence de l'OTAN

Le ministre serbe chargé du Kosovo, Slobodan Samardzic, devait d'ailleurs ouvrir une antenne de ses services lundi dans la partie serbe de Kosovska Mitrovica, dans le nord de la ville divisée, qui a souvent été le théâtre de violences entre la majorité albanophone et la minorité serbe du Kosovo.
Selon des médias kosovars, des membres de la Garde du tsar Lazar, un groupe radical serbe interdit, ont distribué lundi dans le Nord à majorité serbe de la province des tracts affirmant qu'ils étaient prêts à prendre les armes si le Kosovo déclarait son indépendance. L'OTAN renforce sa présence dans la zone pour faire face à d'éventuelles violences.
La Russie, qui possède un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, a averti lundi qu'elle considérerait une déclaration d'indépendance unilatérale du Kosovo comme une violation du droit international. Une telle initiative, a estimé le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, "déclenchera une réaction en chaîne dans les Balkans et dans d'autres régions du monde".

Le Nouvel Observateur (avec AP)

Renault poursuit son développement en Russie en mettant la main sur Lada

Au terme de longues négociations, Renault va devenir le partenaire exclusif du premier constructeur automobile russe Avtovaz connu pour sa marque emblématique Lada. L'accord a été signé samedi 8 décembre et prévoit que Renault prenne 25 % du capital d'Avtovaz au premier semestre 2008. Le montant de l'investissement n'a pas été révélé. La présidence du conseil d'administration restera russe mais la direction opérationnelle devrait être assurée par un directeur général proposé par Renault.

Grâce à cet accord, Renault et Nissan qui détiennent environ 8 % du marché verront leur part de marché atteindre quelque 40 %. Avec plus de deux millions de véhicules vendus en 2007 (1,5 million en 2005 et 1 million en 2002), la Russie est l'un des marchés les plus porteurs pour les constructeurs étrangers. Volkswagen vient d'inaugurer son usine de Kalouga d'une capacité industrielle de 150 000 voitures par an. Le constructeur allemand a investi 400 millions d'euros.

Renault n'était pas seul sur les rangs pour reprendre Avtovaz. L'américain General Motors (GM), numéro un du marché russe, a été un temps favori. GM et Avtovaz ont noué un partenariat en 2001 et coopèrent pour produire la Chevrolet Niva. Fiat l'était aussi : à la fin des années 1960, le constructeur avait cédé à l'entreprise russe la licence de fabrication de la Fiat 124, le modèle qui a donné naissance à la gamme Lada.

Célèbre pour ses Lada ainsi que le 4 × 4 Niva, Avotovaz fut longtemps l'une des grandes fiertés de l'industrie automobile soviétique, notamment pour sa robustesse. Mais, au fil des années, les Russes se sont mis à délaisser cette marque mythique. Entre 2005 et 2006, la part de marché de Lada est passée de 51,8 % à 37,5 %. Et, en 2007, selon le cabinet Global Insight, elle devrait tomber à 26 %.

UNE LONGUEUR D'AVANCE FACE À PSA

"Les autorités russes ont senti qu'il fallait un partenaire étranger pour assurer un avenir rentable et la croissance à Lada. Manifestement, notre expérience de redressement en Roumanie de Dacia et celle de Nissan en Chine avec Dong Feng a joué en notre faveur", explique Thierry Moulonguet, directeur financier de Renault.

"Le coeur du projet est avant tout de relancer et d'apporter la technologie Renault sur les moteurs et les boîtes de vitesse Lada", indique-t-il. Mais au-delà, l'usine d'Avtovaz va permettre à Renault et à Nissan de faire face à une demande russe en expansion. Renault - qui possède une nouvelle usine à Moscou depuis 2005 - devrait vendre, en 2007, 100 000 véhicules en Russie. La Logan y est désormais le deuxième véhicule le plus vendu derrière la Ford Focus. Renault a prévu de doubler sa capacité de production moscovite à 160 000 véhicules fin 2009. Et Nissan construit une usine à Saint-Petersbourg.

Avec cet accord, Carlos Ghosn garde non seulement une longueur d'avance face à PSA Peugeot-Citroën qui n'est toujours pas installé en Russie mais il se donne un peu plus les moyens de réaliser les objectifs du plan Renault Contrat 2009 qu'il maintient de façon imperturbable : vendre 800 000 véhicules de plus qu'en 2005, soit 3,3 millions de véhicules chaque année à partir de 2009. En effet, les volumes de ventes de la marque Lada seront consolidés par Renault. M. Ghosn devrait revoir à la hausse ses ambitions et révéler, en février, lors de la présentation des résultats du groupe, un nouvel objectif de ventes du groupe pour 2009.

Nathalie Brafman
LE MONDE | 08.12.07 | 14h10 • Mis à jour le 08.12.07 | 14h10

dimanche 9 décembre 2007

SERGUEÏ LAVROV : LES EVOLUTIONS DE L'OTAN INFLUERONT INEVITABLEMENT SUR SES RELATIONS AVEC LA RUSSIE.


Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré vendredi qu’il est satisfait par la coopération avec l’OTAN, mais les évolutions de l'OTAN influeront inévitablement sur ses relations avec la Russie. Il est intervenu à une réunion du Conseil Russie-OTAN à Bruxelles. Lavrov a noté :
" Certaines actions de l'Alliance ne sont pas claires pour nous, y compris à proximité des frontières russes. Cela concerne aussi la modernisation de l’infrastructure militaire dans les pays Baltes, la création des bases militaires américaines en Roumanie et Bulgarie. Les démarches pareilles aggravent la situation autour du contrôle sur les armes conventionnelles en Europe qui se trouve dans une impasse, a dit Sergueï Lavrov. "
Il a rappelé que la Russie suspendait l’accomplissement de ses engagements suivant ce traité dans la nuit du 13 décembre puisque les partenaires étrangers ne l’avaient pas ratifié.
Sergei Lavrov a évoqué le système de défense antimissile de l’OTAN en Europe. Si celui-ci est mis au point pour répondre aux projets unilatéraux des Etats-Unis, il sera difficile de poursuivre le dialogue Russie-OTAN, a-t-il poursuivi.
Le ministre a répondu aux questions des journalistes sur la position de Moscou au sujet des problèmes internationaux clés. Pour ce qui est du Kosovo, la Russie approuvera la solution basée sur le droit international, compte tenu des intérêts de Belgrade et Pristina. Lavrov a appelé ceux qui ne voient pas d’alternative à l’indépendance du Kosovo à pousser les parties au compromis au lieu de bloquer la négociation. Le règlement de la crise kosovare créera un précédent dont dépend la situation sur les Balkans, dans d’autres pays européens et dans l’espace postsoviétique om il y a des républiques autoproclamées.
" Pour ce qui est du Proche-Orient, la Russie est prête à recevoir la conférence sur le règlement dans cette région. Cette rencontre doit être préparée soigneusement pour amener à un vrai règlement, a souligné le ministre russe. Le rétablissement de l’unité palestinienne est une des tâches prioritaires et la Russie va y contribuer, a dit le chef de la diplomatie russe.
Quant au problème iranien, Sergueï Lavrov a approuvé le renforcement de l’interaction entre Téhéran et l’AIEA. Il a espéré que cette coopération s’élargira.

La Voix de la Russie
07.12.2007

L’ONU REPREND L’EXAMEN DU PROBLEME DU KOSOVO

L’ONU retourne à la discussion du problème du Kosovo. La troïka des médiateurs internationaux – Russie, Etats-Unis, UE – soumet son rapport sur les résultats des pourparlers concernant le statut de la province, menés entre la Serbie et les leaders de la communauté albanaise du Kosovo, au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. Le 19 décembre le document sera examiné au Conseil de Sécurité (CS).
Le sort de la province serbe, sous administration de l’ONU depuis 1999, a fait pour la dernière fois objet d’un examen au CS au milieu de l’été. Alors le projet de résolution, basée sur le « plan Ahtisaari » et prévoyant un octroi de l’indépendance au Kosovo, où la population est constituée principalement par des Albanais ethniques, a été retirée du vote. La question a été soumise au Groupe de contact, et le dialogue entre les parties prenantes du conflit a repris avec la participation de la troïka de médiateurs internationaux.
Le processus de négociations a duré quatre mois, sans aboutir, malheureusement, à un résultat à cause de la position négative, prise par les leaders des Albanais du Kosovo. Ils ont rejeté les variantes de compromis du règlement du problème, proposées par la Serbie et ne veulent rien entendre sauf l’indépendance du Kosovo. Tout cela a été reflété dans le rapport, préparé par les médiateurs internationaux.
A la veille des discussions au CS de l’ONU les séparatistes albanais et leurs patrons cherchent à présenter cette absence de résultat positif comme l’impossibilité d’apporter une solution négociée à la question, liée au statut du Kosovo. Ils préconisent, comme l’a fait en particulier Frank Wisner, représentant les Etats-Unis dans la troïka, le retour au « plan Ahtisaari », c’est-à-dire à une proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo. Or une telle démarche est incompatible avec les normes du droit international. Il pourra provoquer une explosion de la violence dans les Balkans et ailleurs. En Europe et dans le monde on trouvera pas mal de territoires, où le séparatisme se fait entendre et qui aspirent à devenir de très petits Etats indépendants. Aussi, considère Vassili Likhatchev, chef adjoint du comité pour les Affaires internationales à la chambre haute du parlement russe, le round des pourparlers qui vient de s’achever ne doit-il pas être le dernier.
Ne doit pas, d’abord, parce qu’il n’a pas conduit au résultat espéré par la communauté internationale. Et ensuite parce que le potentiel de recherche d’un compromis, qui arrangerait les parties prenantes du conflit et contribuerait à la paix et la stabilité dans les Balkans, n’est pas épuisé.
Le secrétaire général de l’ONU a exprimé devant des journalistes l’opinion que le statut indépendant du Kosovo n’était pas une question à solution prédéterminée. Ban Ki-moon a espéré que les « parties parviennent à trouver un compromis ».

La Voix de la Russie
07.12.2007

LA RUSSIE A ENCORE AFFERMI LA SECURITE ENERGETIQUE INTERNATIONALE

La Russie a encore renforcé ses positions sur le marché énergétique international. Moscou a annoncé la mise en exploitation à partir du 18 décembre d’un nouveau champ gazier dans la péninsule de Iamal, d’où le gaz naturel russe sera livré en Europe de l’Ouest. Or les ressources et les possibilités techniques permettent à la Russie d’en fournir aussi vers la frontière chinoise, remarque notre observateur Konstantin Garibov.
Les réserves prospectées de ce gisement suffiront pour remplir en continu pendant plus de 30 ans le gazoduc « Nord Stream ». Il sera posé en partie sur le fond de la mer Baltique, et donc, pour la première fois le gaz sera transporté directement en Europe, en passant à côté des pays de transit. Le premier vice — Premier ministre de Russie Dmitri Medvedev a déclaré jeudi que ce projet international, auquel participent l’Allemagne et les Pays-Bas, est mis en oeuvre assez bien. Les Européens obtiendront du gaz naturel russe par le gazoduc « Nord Stream » dans les délais prévus, c’est-à-dire dans deux ans et en volumes concertés. De telles garanties ne sont pas données uniquement parce que la Russie a consolidé la base de ressources de ce projet international. M.Medvedev a expliqué qu’on réussissait à trouver des solutions commerciales adéquates lors de la définition du tracé du gazoduc, en dépit des tentatives de certains pays de poser des barrières politiques à la réalisation de ce projet.
La Russie parvient à minimiser d’autres risques également qui surgissent au cours de la réalisation des contrats, signés avec des partenaires étrangers. Cette semaine la Russie est parvenue à conclure une entente avec l’Ukraine à propos du prix du gaz fourni à ce pays. Les accords avec l’Ukraine garantissent des livraisons sans à-coups du gaz russe en Europe dans la nouvelle année, a noté le premier vice-Premier ministre Dmitri Medvedev.
Tous les clients en Europe sont maintenant pour une large part garantis contre des problèmes qui surgissaient dans les années passés par la faute des consommateurs du gaz dans les pays limitrophes. Les accords reflètent à ce jour l’équilibre des prix, leur structure, sont pondérés et ont un caractère de marché, dit Dmitri Medvedev.
La Russie se prononce fermement en faveur de la transparence des mécanismes de marché lors de la formation du prix du gaz naturel, a une nouvelle fois rappelé un porte-parole du consortium russe Gazprom au forum international gazier à Pékin. Selon lui, dans cette question on est parvenu à une entente mutuelle avec des partenaires chinois. Or c’est une nouvelle démarche qui permettra de surmonter des divergences substantielles quant au prix du gaz naturel russe pour la Chine. Plus vite les parties parviendront à un accord sur ce point, plus rapidement on va commencer la construction de deux fils du gazoduc Russie — Chine, a estimé ce représentant du Gazprom. Il a de nouveau confirmé qu’on était prêt a assurer les livraisons du gaz en Chine en volumes, concertés au plus haut niveau.

La Voix de la Russie
07.12.2007