dimanche 9 décembre 2007

L’ONU REPREND L’EXAMEN DU PROBLEME DU KOSOVO

L’ONU retourne à la discussion du problème du Kosovo. La troïka des médiateurs internationaux – Russie, Etats-Unis, UE – soumet son rapport sur les résultats des pourparlers concernant le statut de la province, menés entre la Serbie et les leaders de la communauté albanaise du Kosovo, au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. Le 19 décembre le document sera examiné au Conseil de Sécurité (CS).
Le sort de la province serbe, sous administration de l’ONU depuis 1999, a fait pour la dernière fois objet d’un examen au CS au milieu de l’été. Alors le projet de résolution, basée sur le « plan Ahtisaari » et prévoyant un octroi de l’indépendance au Kosovo, où la population est constituée principalement par des Albanais ethniques, a été retirée du vote. La question a été soumise au Groupe de contact, et le dialogue entre les parties prenantes du conflit a repris avec la participation de la troïka de médiateurs internationaux.
Le processus de négociations a duré quatre mois, sans aboutir, malheureusement, à un résultat à cause de la position négative, prise par les leaders des Albanais du Kosovo. Ils ont rejeté les variantes de compromis du règlement du problème, proposées par la Serbie et ne veulent rien entendre sauf l’indépendance du Kosovo. Tout cela a été reflété dans le rapport, préparé par les médiateurs internationaux.
A la veille des discussions au CS de l’ONU les séparatistes albanais et leurs patrons cherchent à présenter cette absence de résultat positif comme l’impossibilité d’apporter une solution négociée à la question, liée au statut du Kosovo. Ils préconisent, comme l’a fait en particulier Frank Wisner, représentant les Etats-Unis dans la troïka, le retour au « plan Ahtisaari », c’est-à-dire à une proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo. Or une telle démarche est incompatible avec les normes du droit international. Il pourra provoquer une explosion de la violence dans les Balkans et ailleurs. En Europe et dans le monde on trouvera pas mal de territoires, où le séparatisme se fait entendre et qui aspirent à devenir de très petits Etats indépendants. Aussi, considère Vassili Likhatchev, chef adjoint du comité pour les Affaires internationales à la chambre haute du parlement russe, le round des pourparlers qui vient de s’achever ne doit-il pas être le dernier.
Ne doit pas, d’abord, parce qu’il n’a pas conduit au résultat espéré par la communauté internationale. Et ensuite parce que le potentiel de recherche d’un compromis, qui arrangerait les parties prenantes du conflit et contribuerait à la paix et la stabilité dans les Balkans, n’est pas épuisé.
Le secrétaire général de l’ONU a exprimé devant des journalistes l’opinion que le statut indépendant du Kosovo n’était pas une question à solution prédéterminée. Ban Ki-moon a espéré que les « parties parviennent à trouver un compromis ».

La Voix de la Russie
07.12.2007

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